La formation

Le monde change, mais surtout de plus en plus vite. Notamment sous l’effet de la mondialisation. Cette mondialisation n’est pas seulement économique, mais aussi culturelle, politique et sociale. L’enjeu pour les entreprises est d’être capable d’inscrire leur stratégie en pleine conscience de ces changements qui se répercutent non seulement sur les marchés et les technologies, mais en plus sur la compétence disponible et très qualifiée et enfin sur le climat social.

Même si, à cause de la récession dans laquelle nous sommes entrés, le marché du travail semble être moins tendu, il n’en reste pas moins vrai que les exigences de la compétitivité s’accroîtront et que l’avenir de nos entreprises sera lié à la capacité à disposer des bonnes compétences aux bons endroits et de créer de nouveaux produits ou des niches de développement pointues.

La formation n’est déjà plus considérée comme accessoire mais elle devient une exigence permanente pour permettre aux individus et aux entreprises de s’adapter aux constantes mutations, voire à un « upgrading » des connaissances.

La formation implique de multiples acteurs : les gouvernements, les réseaux d’enseignement mais aussi les entreprises, les partenaires sociaux, avec et pour tous les travailleurs.

Au cours des dernières années et suite, notamment, aux Conseils européens de Lisbonne (mars 2000) et de Feira (juin 2000), le rôle des partenaires sociaux et l’importance de l’éducation et de la formation tout au long de la vie ont été de plus en plus largement intégrés dans les politiques d’emploi définies au niveau européen. Ainsi les lignes directrices pour les politiques de l’emploi des Etats membres invitent les partenaires sociaux, à tous les niveaux appropriés, à conclure des accords sur l’éducation et la formation tout au long de la vie en vue de faciliter la capacité d’adaptation.

C’est dans cette perspective que nous placerons l’importance de la CELLULE WALLONNE DE PARTENARIAT POUR LA FORMATION EN INDUSTRIE VERRIERE (C.W.P.F.I.V. asbl.), mieux connue sous la dénomination de CEFOVERRE.

Cette cellule est gérée par la FEDERATION DE L’INDUSTRIE DU VERRE (F.I.V.) avec ses principales entreprises wallonnes (AGC, SAINT-GOBAIN, KNAUF INSULATION, 3B-FIBREGLASS, MD VERRE, GERRESHEIMER MOMIGNIES et DUROBOR) et par les organisations représentatives des travailleurs, avec le Fonds de Sécurité d’Existence pour l’industrie du verre, et les 3 réseaux d’enseignement de la promotion sociale et l’apport considérable du FOREM.

Ils agissent comme fondateurs et administrateurs, représentant tous les supports, appuis, aides et organismes officiels. Le but de CEFOVERRE est de combattre l’exclusion sociale en élargissant les compétences des ouvriers de notre industrie, en autres, par la mise au point de programmes spécifiques sur le verre, sa production et sa transformation mais aussi par la création de modules notamment sur la gestion, la motivation, l’informatique, la sécurité.

Notre centre de formation qui est reconnu comme Centre de compétence doit s’inscrire dans une logique de développement de la Région wallonne, en privilégiant l’ouverture et les partenariats. Au-delà des actions de formation pour les travailleurs en place, le centre élargit son champ d’application et remplit, en amont et en aval de ce type de formation, une série de fonctions additionnelles, notamment la formation des demandeurs d’emploi, des professeurs et étudiants des classes terminales.

CEFOVERRE, avec l’appui de ses membres fondateurs et du monde politique wallon, est un instrument idéal pour répondre aux défis de la mondialisation et de la concurrence effrénée. Il contribue à l’épanouissement de chacun par une amélioration constante des connaissances. La responsabilité de tout un chacun est d’œuvrer, à son niveau, pour alimenter notre centre CEFOVERRE et lui assurer son  avenir qui permet d’affermir notre avenir personnel et celui de l’industrie du verre.

A défaut de Centre de compétence et de formation en Flandre, la F.I.V. a initié des projets ponctuels de formations sectorielles avec l’appui logistique et administratif de VION. Ces projets s’inscrivent toujours dans une perspective décrite par le Fonds social européen et le gouvernement flamand.

Là aussi il s’agit d’un outil précieux pour les entreprises verrières et leur personnel. Surtout qu’il n’existe pas en Flandre comme en Wallonie de formation spécifiquement verrière au niveau de l’enseignement.

Nos entreprises doivent donc pourvoir elles-mêmes à la formation pratique de leurs futurs collaborateurs. Ceci est un investissement parfois fort coûteux. Dès lors toute aide ou subside de quelle que nature que ce soit est le bienvenu. Ce à qui la F.I.V. contribue grandement.

Ainsi la formation n’est plus depuis une quinzaine d’année considérée comme un ajout aux conventions collectives de travail mais est devenue une exigence permanente pour permettre aux individus et aux entreprises de s’adapter aux constantes mutations.

Si, dans d’autres domaines, les partenaires sociaux de l’industrie du verre peuvent s’affronter parfois même sévèrement, dès qu’il s’agit de la formation, ils cherchent par tous les moyens  à renforcer de jour en jour la politique de formation professionnelle.

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